La question se situe au niveau de la transparence ou non des informations contenues dans le dossier.
Le principe veut qu’on ne note dans le dossier que les informations qui puissent être partagées avec la personne elle-même (pour rappel, la personne est sujet de l’intervention). Ces données risquent donc d’être aussi accessibles et partageables avec les membres de l’équipe pour assurer la continuité du service, conformément aux conditions du partage du secret professionnel.
Le dossier appartient à l’organisation, et doit comporter les données administratives et nécessaires au suivi de la situation de la personne (ce qu’on appelle les faits secrets par nature). Mais cela n’empêche pas le ou la TS de garder des notes personnelles avec des données plus confidentielles (analyse, hypothèses, observations…), dont le travailleur doit pouvoir garantir la confidentialité.
Tout ne doit donc pas se trouver dans le dossier. Une bonne question à se poser reste toujours : “A quoi et à qui sert de noter cette information” ?
Ces règles s’appliquent aussi au dossier numérique, ce qui engendre une responsabilité plus grande concernant l’accès, la conservation, et le partage des données, facilités par la technologie.