Pourquoi parle-t-on de secret en travail social ?

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Un secret est une information qui n’est connue que d’un nombre très limité de personnes. Cela sous-entend que pour qu’il y ait secret, il faut nécessairement qu’il y ait partage de l’information. Sans partage, pas de secret.

L’obligation de taire les secrets faite à ce que l’on appelle le « confident nécessaire », répond à un droit du citoyen, de la personne, à la vie privée, et lui offre donc le droit de confier « ses » secrets à des personnes qui occupent une fonction telle qu’elles sont habilitées à les recevoir, permettant ainsi l’établissement d’une relation de confiance indispensable à la mise en place de tout travail social. (Bosquet C., 2002)

La notion de secret se retrouve dès le IVe siècle avant J-C au cœur du serment d’Hippocrate : « Quoi que je voie ou entende dans la société, pendant l’exercice ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

Ce serment n’a pas de valeur juridique mais il a gardé une telle valeur symbolique que les professions médicales continuent à prêter serment alors qu’elles sont soumises, d’un point de vue strictement juridique, à des codes et articles de loi.

Grâce au secret, la personne est confirmée dans sa place de sujet (c’est elle qui choisit d’agir, l’AS étant soumis·e au SP). Le SP met donc un frein à la position de pouvoir de l’AS (qui occupe une position haute et les désirs de vouloir le bonheur de l’autre - en situation de vulnérabilité - malgré elle·lui sont nombreux). Le secret professionnel l’oblige à laisser le pouvoir à la personne.
Enfin, le SP montre bien qu’on est dans l’aide et non dans le contrôle.

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