Non, si vous êtes soumis·e au SP. Il s’agit d’une faculté de parler et non d’une obligation. Le ou la professionnel·le appelé·e à témoigner parlera ou se taira en toute conscience, en pensant à tous les intérêts en présence (la personne, la profession, la société). C’est le seul cas où c’est lui·elle qui devient le·la maître du secret et où l’on considère qu’iel a le droit au secret et non l’obligation (droit de « se retrancher derrière le SP »).
Attention ! “Il a été jugé que les personnes visées par l‘article 458 du code pénal, lorsqu’elles sont appelées à témoigner en justice sont tenues de comparaître, et de faire connaître les circonstances dans lesquelles le secret est venu à leur connaissance, afin que le tribunal puisse vérifier si le témoin se trouve dans les conditions de droit et de fait requises pour se retrancher derrière le secret professionnel (P. Lambert , Secret professionnel, Bruylant, 2005, p. 69).
Autrement dit, le·la juge pourra vérifier que la fonction que vous exercez au sein de votre organisation fait de vous un·e confident·e nécessaire ou pas.